L'auberge dunkerquoise
Après l'Auberge espagnole, Les Poupées russes ou Paris, le célèbre réalisateur Cédric Klapisch pose ses caméras à Dunkerque. Un tout autre décor pour une comédie sociale qui sonne dramatiquement juste en ces temps de crise.
Cédric Klapisch aime les villes liées à la mer, on pense à Barcelone ou Marseille. Cette fois, il a été touché par le charme de Dunkerque et de sa lumière particulière. Surtout, la ville était le point de départ de son histoire. Celle d'une ouvrière dunkerquoise qui se fait licencier, et décide de trouver du travail à Paris. Parallèlement, un trader de Londres mène sa vie à grand train. Ces deux mondes que tout opposent vont se rencontrer lorsqu'elle va se rendre chez cet homme pour réaliser un stage en tant que femme de ménage.
Cette histoire, imaginée il y a environ 5 ans, trouve une autre résonance avec les événements récents autour de la fermeture possible de la raffinerie des Flandres de Dunkerque. D'ailleurs, le réalisateur s'est rendu sur les lieux de la grève, ne pouvant que constater une réalité qui dépasse la fiction. Mais loin de tomber dans le pathos, il a souhaité tourner son film sur le ton de la dérision.
Si Karine Viard et Gilles Lellouche tiennent les rôles principaux, Cédric Klapisch a souhaité mêler des amateurs à ce casting. Depuis septembre, de parfaits inconnus ont donc été repérés pour jouer dans le film intitulé "Ma part du gâteau". Dès le 26 mars, vous croiserez peut-être tout ce beau monde dans la ville de Jean Bart, puisque l'équipe s'y installera pour 3 semaines de tournage intensif. Le résultat sera à voir sur les écrans début 2011.